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Outreau pour les chercheurs de vérité

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Extrait de l'audition de Jonathan Delay le 11 janvier 2002

Présents : F. Burgaud, juge d'instruction, P. Duval Greffier, Me Normand, Avocat


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Extrait de l'audition de Jonathan Delay le 11 janvier 2002

Présents : F. Burgaud, juge d'instruction, P. Duval Greffier, Me Normand, Avocat



 
Transcription :

QUESTION : Veux-tu me parler de ce qui se passait chez tes parents ?
REPONSE : Oui.

MENTION : Ne donnons pas connaissance à Jonathan DELAY du contenu de l’interrogatoire de Daniel LEGRAND fils en date du 9 janvier 2002 (D1093),
ni de l’interroga.toire de Madame DELAY en date du 9 janvier 2002 (D 1097) ni de l’interrogatoire de son frère Dimitri.

OBSERVATIONS DE MAITRE NORMAND : Je n’ai pas donné connaissance du contenu desdits interrogatoires de Jonathan DELAY.

QUESTION : Un monsieur déclare qu’un enfant a été frappé par des adultes. As-tu toi déjà vu un enfant qui a été frappé très fort ?
REPONSE : Oui, ils frappaient sur les enfants. ils frappaient sur Dimitri, sur moi, Dylan, Kévin et la petite fille qui est morte.

QUESTION : Qui vous frappait ?
REPONSE : C’est mon père, ma mere, Dominique, Louis, Docteur LLLLL, Roger , M. MMMMM et Madame MMMMM.

QUESTION : Avec quoi ifs vous frappaient ?
REPONSE : Avec des matraques.

QUESTION : Peux-tu me dire ce qu’est une matraque ?
REPONSE : c'est comme les trucs que les policiers ils ont, ils ont un grand bâton

QUESTION : A qui appartenaient les matraques ?
REPONSE : A mon père. Les adultes se servaient.

QUESTION : Pourquoi est-ce que les adultes frappaient les enfants ?
REPONSE : Je ne sais pas moi. Parce que les enfants voulaient pas faire des manières aux adultes.
Quand ils ne voulaient pas, mon père et Daniel LLLLLLL, le vieux les frappaient d’un coup de matraque à la tête,
plusieurs coups de matraque à la tête et à la figure.

QUESTION : Peux-tu nous parler de la petite fille qui est morte ?
REPONSE : J’ai vu. Je voulais jouer dans ma chambre avec des autos.
Puis il i avait plein de sang dans la chambre. La petite fille avait du sang à la figure et aux jambes.
Avant elle marchait un peu parce qu’elle avait quatre ans.

QUESTION : Avec qui la petite fille est-elle venue ?
REPONSE : Elle est arrivée avec un monsieur.

QUESTION : Comment la petite fille parlait ?
REPONSE : Elle pariait le français et une autre langue.

QUESTION : Sais-tu comment cette petite fille s’appelait ?
REPONSE : Je ne me rappelle plus de son nom.

QUESTION : Qu’est-il arrivé à la petite fille ?
REPONSE : Mon père et le monsieur l’ont battue à mort.

QUESTION : Qui étaient là ?
REPONSE : Mon père, ma mère et d’autres personnes.

QUESTION : Pour quelles raisons l’ont-ils battue ?
REPONSE : Ils l’ont battue parce qu’elle ne voulait pas faire des manières .

QUESTION : Te souviens-tu quand c’était ?
REPONSE : Je n’étais pas chez ma tata.

QUESTION : Qu’est-il arrivé à cette petite fille ?
REPONSE : Elle ne respirait plus. Elle était complètement morte.

QUESTION : Qu’ont-ils fait de cette petite fille ?
REPONSE : Ils l’ont mise dans un trou très profond dans un jardin d’un copain à mon père.

QUESTION : Qui étaient dans le jardin ?
REPONSE : Il y avait mon père, son copain et moi.

QUESTION : N’y avait-il pas tes frères ?
REPONSE : Ils étaient couchés dans leur chambre et ma mère était couchée à la maison.

QUESTION : N’as-tu pas vu cette petite fille qui était frappée dans un film ?
REPONSE : Non, c’était chez moi.

QUESTION : N’était-ce pas une histoire que quelqu’un aurait pu te raconter ?
REPONSE : Non, j’étais la.

QUESTION : Pourquoi n’as-tu pas parlé de cette petite fille avant ?
REPONSE : Ma tête, elle était vide. J’en avais assez dit.

QUESTION : Pourquoi en parles-tu aujourd’hui ?
REPONSE : L’autre fois je ne m’en rappelais plus. Aujourd’hui, je le raconte.

QUESTION : Est-ce bien la vérité ?
REPONSE : Oui. Je n’ai jamais menti sur mon histoire.

QUESTION : N’est-ce pas une histoire que tu aurais inventée ?
REPONSE : Non.